ACTUALITÉSClef Service, retraite de Christian

Clef Service, retraite de Christian

 Clef service retraite de Christian

Quel regard portez-vous sur votre carrière dans le secteur?
Il était beaucoup plus facile de débuter il y a 40 ans qu'aujourd'hui, car tout a beaucoup évolué et est devenu plus complexe, tant sur le plan technique que dans les relations avec les clients et les fournisseurs. Aujourd'hui, tout est beaucoup plus encadré et il est surtout beaucoup plus difficile de se lancer. Je pense qu'autrefois, on pouvait démarrer avec bien moins de matériel, alors qu'aujourd'hui, si l'on veut débuter dans cette activité, il faut immédiatement disposer d'une offre de services beaucoup plus complète pour pouvoir suivre. Cela demande désormais davantage d'outils, de matériel et du savoir-faire qu'à l'époque.

La Fédération des serruriers avait, à un moment donné, tenté de mieux réglementer la profession afin d’éviter l’installation de personnes mal intentionnées. Malheureusement,, peu de progrès ont été réalisés dans ce domaine, laissant encore la possibilité à certaines personnes qui ne devraient pas exercer ce métier. Pour d'autres produits, il n'y a pas nécessairement d'avantage financier à travailler directement avec ASSA ABLOY. 

Quels sont les points forts ou les beaux souvenirs de votre collaboration avec ASSA ABLOY?
En réalité, cela ne fait pas si longtemps que nous avons la possibilité de travailler directement avec ASSA ABLOY. Autrefois, ASSA ABLOY se concentrait principalement sur les grandes entreprises en tant que clients. Je pense que c'est une bonne chose que nous puissons désormais, en tant qu'acteur plus petit, avoir un accès plus direct à certains produits. Je n'en garde toutefois que de bons souvenirs: Il y'a toujours une bonne volonté de résoudre les petits problèmes, et c'est cela qui compte aujourd'hui.

Quels sont vos projets ou vos rèves après votre retraite?
Ce sont des projets que je chéris depuis longtemps et qui concernent la restauration d'anciennes serrures ainsi que le perfectionnement de mes compétences en travail de métaux. Je pense notament au moulage, au tournage et au fraisage. En résumé: m'amuser un petit peu avec mon matériel. 

Qu’a représenté votre entreprise pour vous sur le plan personnel?
Comme pour beaucoup de personnes, il a d'abord fallu trouver un moyen de gagner ma vie. À l'origine, je n'étais pas serrurier, j'ai donc dû m'adapter également sur ce plan. Mes parents travaillaient dans le secteur de la construction, plutôt dans la menuiserie, mais je n'avais aucune formation de serrurier. J'ai tout appris par moi-même. Aujourd'hui, il existe des cours de soir et d'autres possibilités de formation qui n'existaient pas à l'époque. Des formations sont également organisées ponctuellement par différentes instances. Autrefois, il fallait vraiment tout apprendre seul; ce n'était pas aussi structuré qu'aujourd'hui.

Une petite déception réside peut-être dans le fait que les fournisseurs n'investissent pas suffisamment dans la formation. C'est un constat assez général. Il devrait pourtant y avoir davantage de possibilités ainsi qu'un meilleur accès à une formation plus approfondie.

Avez-vous un message pour vos clients ou collègues du secteur?
Comme dans tous les secteurs, le métier de serrurier évolue lui aussi. Il s'oriente de plus en plus vers l'électronique et le contrôle d'accès. Même dans le domaine de l'automobile, les clés connaissent de grandes évolutions. Il faudra continuer à se former et à suivre ces changements pour rester opérationnel.

Certaines activités pourraient disparaître. Combien de temps les clés physique continueront-elles à exister? Nous ne le savons pas. Il faudra de toutefois continuer à avancer. Avec tout ce qui est déjà installé aujourd'hui, il y aura encore des dizaines d'années de travail pour l'entretien et le suivi. Il n'y a donc aucune raison de craindre qu'il n'y ait plus de travail à l'avenir.